Angelika Markul est née en 1977 en Pologne. Elle vit à travaille actuellement à Paris. Elle a récemment reçu le Prix Coal 2016 qui récompense un artiste pour son travail associant art et environnement. Elle est aussi la lauréate du Prix Sam Art en 2013. Elle est diplômée de l’école nationale des Beaux Arts de Paris (E.N.S.B.A.), section multimédia dans l’atelier de Christian Boltanski.

Sa pratique artistique s’est toujours ancrée et intéressée à des lieux disparus, méconnus ou dangereux. Associant les faits réels et la fiction voire la science-fiction, ses derniers projets de film l’ont emmenée au sud du Japon sur l’île de Yonaguni afin de découvrir un monument enseveli sous les mers dont on ne connaît pas l’origine exacte, ainsi qu’au nord du Mexique dans la mine de cristaux de Naica qu’il est désormais impossible de visiter ou encore à Tchernobyl pour évoquer cette nature reconstruite sur ses propres ruines. Elle travaille actuellement sur un nouveau projet «Tierra del Fuego» qui continue un processus de réflexion entamée depuis plus de dix ans autour des questions de mémoire, des corps et des lieux, de la destruction et du cycle de la vie. Tendue entre ces paradoxes, sa démarche est toujours motivée par un désir de capter les images mais aussi de les sculpter et de rendre visible ce qui est obscur et caché.

Expositions personnelles (selection)
«Excavations of the Future », Galerie Laurence Bernard Genève, Suisse, 2016 ;  «What is lost is at the beginning », CSW Zamek Ujazdowski, Varsovie, Pologne, 2016 ; «Terre de départ » Palais de Tokyo, Paris, France, 2014 ; « The Unleashed Forces. Angelika Markul and Contemporary Demonism », Muzeum Sztuki Łódź, Łódź, Pologne, 2013 ; « Installation monumentale », Domaine de Chamarande, Chamarande, France, 2013 ; « The Unleashed Forces : Angelika Markul and the contemporary demonism », Muzeum sztuki lodz, Lodz, Pologne, 2013 ;
Galerie Foksal, Varsovie, Pologne, 2012 ; « Salon Noir », MAC/VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry sur Seine, France, 2010 ; « Now New Moon », CSW Zakii, Torun, Pologne, 2009.

Expositions collectives (selection)
«Bienalsur», Centro Cultural Néstor Kirchner, Buenos Aires, Argentine ; Fundación Migliorisi Museum, Asunción, Paraguay, 2017 ; «Take me I’m yours», Buenos Aires, Argentine, Septembre 2017 – Décembre 2017 ; «Summer After images », Angelika Markul, Konrad Smolenski, Leto gallery, Varsovie, Pologne, ; «Sans réserve », Mac-Val, Vitry-sur-Seine, France, 2017 ; Zone Yonaguni, Les Abattoirs, Frac, Toulouse, France, samedi 24 juin (projection de la vidéo dans le cadre de l’exposition Suspended Animation, selection de la directrice Anabelle Ténèze), 2017 ; «Take me I’m yours», The Jewish Museum, New York, Etats-Unis, 2016 ; « The State of Life », National Art Museum of China, Beijing, Chine, 2015 ; « Immigrantes», Muntref – Centro de Arte Contemporáneo. Sede: Hotel de Inmigrantes, Buenos Aires, Argentine, 2015 ; « Take me I’m yours », Monnaie de Paris, Paris, France, 2015 ; « Inhabiting the world », Busan Biennale, Corée du Sud, 2014 ; « Tristan da Cunha », Pavillion 0, Signum Fondation, Venise, Italie, 2013 ;  « Art Souterrain», Montréal, Canada, 2012 ; « Monte Negro », Installation, Espace Culturel Louis Vuitton, Paris, France, 2012 ; « Collectioneuse », Focus Biennale de Lodz, Lodz, Pologne, 2010 ; PLASH, « Wolnosc od-zysku », Galerie National ZACHETA, Varsovie, Pologne, 2009 ; « La chaine-artists of France and Japan », BankART Studio NYK, Yokohama, Japon, 2007 ; « Via Space », Galerie Babel, Trondheim, Norvège, 2007 ; « The Pantagruel Syndrome », Triennal Castello di RIVOLI, Musée d’art contemporain, Turin, Italie, 2005 ; « J’en rêve », Fondation Cartier, Paris, France, 2005 ; « I still believe in miracles », Musée d’Art Moderne et Contemporain de la Ville de Paris, France, 2005.


© Crédits photographiques : Béatrice Cotte