Angelika Markul. Née à Szczecin (Pologne) en 1977, Angelika Markul vit et travaille à Paris depuis 1997. Outre de nombreuses manifestations en France et en Pologne, elle vient de participer à la « Nuit blanche » parisienne du 2 octobre en présentant notamment l’une de ses dernières vidéos, Le « Bain, » sur les murs de l’université Pierre et Marie Curie. Avec cette création, comme avec d’autres, son utilisation de la vidéo n’est pas une simple mise en page animée d’une histoire, d’un concept, d’un paysage, mais l’enregistrement final d’un processus créatif. Chaque scène pourrait être traitée séparément, faire l’objet d’autres publications telles que sculptures, photographies, installations. Ces longs plans en témoignent. Ils demandent aux spectateurs une application, un investissement. L’histoire est en transparence, en deuxième plan. Elle n’est que le support d’une création de mise en formes, de sculptures, d’appropriationd’espace. C’est ainsi qu’Angelika Markul nous donne à voir un jeu de recherche plastique avec ses contrastes, ses formes, ses matières. L’histoire de ces images est en totale opposition avec leurs traitements. Si la mise en scène et le développement sontsoignés, les scénarios sont torturés, angoissants. L’univers de l’artiste est peuplé depuis sa toute jeune enfance polonaise de folles histoires. Angelika Markul dit de ses parents qu’ils sont fous. Cette folie ne relève pas de la psychiatrie, mais de l’hors norme. C’est ce monde qu’elle transcrit et interprète dans ses créations, ne nous demandant pas d’y adhérer mais nous invitant à un rite de voyeurisme mettant en émoi nos pulsions primaires. angelika markul, Angelika Markul, angelika, markul, Angelika, Markul, videaste, oeuvres, pantagruel, paysage, hudson, skola n°17, skola, ma nature, chose vue, mizons, nuit blanche, pensionner